ADRIEN FRAISSINET (1843-1918)

Septième d’une famille de dix enfants, mon arrière-grand-père ADRIEN FRAISSINET est né le 17 mars 1843 au 21 rue de la Darse à Marseille.
A quelle rue correspond-t-elle aujourd’hui ?

Son père Henry (1794-1866), fondateur de la compagnie générale de remorquage à vapeur, capitaine au long cours a 48 ans. Sa mère, Clotilde Jeanne BACCUET (1804-1877), en a 38.

De ses frères et soeurs, je sais peu de choses et toute information sur eux est la bienvenue. Les voici dans l’ordre:

1. FRAISSINET Claire Bathilde Emma (1828-1831)
2. FRAISSINET Bathilde Henriette Claire (1831-1853)
épouse  FRAISSINET Georges Jean (1825-1879)
4. FRAISSINET Charles Edgard (1834-1838)
5 . FRAISSINET Louis Arthur (1836- ?) épouse HÜNERWADEL Emma; 2 enfants : Henri et Martha
5. FRAISSINET Ernest Jean François (1838-1903)
• Sans descendance connue
6. FRAISSINET Albert John Henri (1839-1844)
7. FRAISSINET Fernand Marc (1844-)
• Sans descendance connue
8. FRAISSINET Jules Hébert (1847-> 1898) épouse GERENT Honorine Louise Marie Jospéhine (1849-> 1896)
• 8 enfants : Hubert, Jeanne, Juliette, Clotilde, Edgar, Marthe, Edmond et Raoul
9. FRAISSINET Julien Jules (1849-1900)épouse PLANTIER Calille Cécile Hélène (~ 1860-) puis ROUFFIO Hélène
• 1 enfant : ?

ADRIEN embrasse la profession de négociant et devient consul du Guatémala. Il est alors commun pour un pays étranger de confier les consulats à des marchands et négociants qui habitent sur place, connaissent bien l’endroit et parlent leur langue.
Le 30 janvier 1899, à 55 ans, il fonde la société en commandite par action « Adrien Fraissinet et cie » pour exploiter à Prollo en Côte d’Ivoire 1 150 ha de caféier et cacaoyer. Mon père m’avait dit que c’était lui qui avait introduit la culture du cacao sur ce territoire. En Côte d’Ivoire agit aussi  la compagnie des Chargeurs réunis de Fabre et Fraissinet qui desservent Tabou.

L’exploitation Fraissinet est « gérée par un directeur, aidé de deux techniciens Un matériel technique est affecté au traitement du café et du riz. La production est écoulée par le fleuve vers Bliéron grâce à des baleinières et des pirogues. L’influence de cette exploitation s’étend au Moyen-Cavally où ses agents achètent les cerises des planteurs autochtones, les décortiquent et les ajoutent à leur propre production. Ainsi, la plantation de Prollo espère intégrer dans son circuit les petits planteurs et cultivateurs indigènes qui abondent dans la région ».

Source :Wondji Christophe. La Côte d’Ivoire occidentale. Période de pénétration pacifique (1890-1908). In: Revue française d’histoire d’outre-mer, tome 50, n°180-181, troisième et quatrième trimestres 1963. pp. 346-381

Je met en illustration une photo de Bliérion à cette époque. C’est un petit village sur le fleuve Cavally quasiment à la frontière avec le Libéria. C’était vraiment l’aventure.

 Auteur : Pobéguin, Henri (1856-1951). Photographe Date d'édition : 1895 Source: BNF

Auteur : Pobéguin, Henri (1856-1951) Photographe Date d’édition: 1895. Source: BNF

De ces voyages, Adrien rapporta une passion pour les plantes et la géographie.

Il devint membre fondateur de la Société de géographie de Marseille. Au sein de cette organisation, il a publié  « Une tournée au Cavally (Côte d’Ivoire) » Marseille :1900  14 pages.

C’est lui qui a planté plus de 100 hectares de pins dans la propriété familiale de Marzols près de Moustiers Sainte-Marie dans les Alpes de Haute Provence.

L’une de mes cousines me dit qu’Adrien avait la réputation d’être plutôt  poète et de gérer plus ou moins bien ses affaires. Il s’isolait pour lire les fameux poèmes …et aurait été ruiné par un escroc. (Qui a des infos là-dessus?)

Il aurait cependant réussi à doter chacune dessus filles d’une propriété. (Lesquelles ?)

Il avait épousé le 5 novembre 1873 Alice Eugénie Folsch de Fels. Ses témoins sont sont cités :
• Jean François Augustin BACCUET, Jacques David RABAUD et Charles II JACKSON que nous retrouverons dans un autre article.

 

Olivier Heer signale « Il habitait, en location, une propriété sise au 584 avenue du Prado appelée Valbelle (voir sur Google), appartenant à Georges Rodocanachi (voir sur Google). Puis il a habité 7 avenue du Parc Borély (8° arrondissement) une propriété appartenant au consul de Suède. Cette propriété a été achetée en 1918 au consulat de Suède par mon Grand Père Edouard Fraissinet. Elle a été vendue en 1973 (?) à l’église des mormons. »

Il s’agissait donc vraisemblablement de la maison de son beau-père Charles Henry Folsch Von Fels, administrateur de la caisse d’épargne et vice consul de Suède, Norvège et Danemark à Marseille.

villa Fraissinet Edouard Bd Joseph Vernet0001

La villa avenue du parc Borély à Marseille

Adrien est mort le 18 décembre 1918, 322 avenue du Prado à Marseille, deux ans (1854-1900) après son fils unique Emile. Il laissait six filles toutes déjà mariées qu’il surnommait paraît-il « les pisseuses » ce qui ne me semble pas très valorisant.

Photo d’Adrien Fraissinet et ses frères 

Publicités

6 commentaires sur « ADRIEN FRAISSINET (1843-1918) »

  1. Bonjour Isabelle, tout d’abord merci pour l’invitation à ce blog intéressant ! Je vais essayer d’apporter ce que je sais en commentaires (pour rappel, je suis un des fils de votre cousine Meriel).

    En ce qui concerne plus précisément Adrien Fraissinet, j’ai plusieurs portraits de lui, je vais vous les envoyer par email ce soir.
    Cordialement, Thomas.

    J'aime

  2. Merci Thomas. J’en profite pour ajouter deux informations:

    1) Adrien Fraissinet était membre fondateur de la Société de géographie de Marseille

    2) Il a publié
    Fraissinet, Adrien « Une tournée au Cavally (Côte d’Ivoire) »
    Marseille : Secrétariat de la société de géographie , 1900  14 pages

    Livre disponible à la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille BMM-SGd2178
    Qui veut aller le photographier ?

    J'aime

  3. Olivier Heer dit : Adrien habitait, en location, une propriété sise au 584 avenue du Prado appelée Valbelle (voir sur Google), appartenant à Georges Rodocanachi (voir sur Google). puis il a habité 7 avenue du Parc Borély (8° arrondissement) une propriété appartenant au consul de Suède. C’est à cette adresse qu’il serait décédé. Cette propriété a été achetée en 1918 au consulat de Suède par mon Grand Père Edouard Fraissinet. Elle a été vendue en 1973 (?) à l’église des mormonts. Par mail je t’adresse une photo de cette propriété.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s