Alice Eugénie Folsch de Fels (1854-1900) et sa mère Anna Jackson (1834-1915)

Mon arrière grand-mère Alice Eugénie Folsch de Fels est née le 12 août 1854 à Rive-de-Gier (Loire) une région qui est le berceau de la famille de sa mère Anna Jackson.

Anna_FOLSCHDeFELSAinée des enfants, elle a deux frères Edouard et Gustave et une soeur Anna Mathilde.
Gustave meurt à 11 ans puis Mathilde qui est restée célibataire, à 27 ans en 1886.
Alice se marie jeune, à 19 ans, avec Adrien Fraissinet. Elle aura six filles et un garçon mais meurt à 45 ans le 30 mai 1900. Il semblerait qu’elle soit décédée d’une infection pulmonaire laissant derrière elle de jeunes enfants ( les derniers ont 14, 9 et 5 ans) qui seront élevés par les soeurs ainées, notamment Anna.

Je ne sais pas quels souvenirs a laissé cette arrière-grand-mère, si vite disparue mais ses six filles resteront très unies toute leur vie formant un véritable clan. Ainsi, ceux de leurs maris qui ont démarré une activité dans le Nord sont poussés à partir vivre à Marseille car les soeurs se languissent les unes des autres et du midi. Simone est la seule qui soit restée à Paris.

Anna Folsch de Fels née Jackson (1834-1915)

Anna Folsch de Fels née Jackson (1834-1915)

Alice est morte en mai 1900, son père en décembre 1899 ce qui veut dire que sa mère, Anna Jackson, après avoir déjà perdu un fils de 12 ans, Gustave, puis une fille de 27 ans, Mathilde, perd en six mois son mari et son autre fille. Pas étonnant qu’elle ait l’air si triste et grave dans le tableau qui est fait d’elle vers cette époque.

Le père d’Alice, Charles Henry Folsch de Fels, fait partie d’une famille de négociants et de consuls à laquelle est dédiée un prochain article.

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FIMBEL, SCHERER : les optants 1871-1873

Option pour la nationalité française de Louis Fimbel 1872

Option pour la nationalité française de Louis Fimbel 1872. Photo: Isabelle Haynes.

 

Le 10 mai 1871,  le traité de Francfort-sur-le-Main mettant fin à la guerre de 1870, est signé. Le nouvel empire allemand annexe les quatres départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin (moins Belfort et son Territoire), de la Moselle, d’une partie de la Meurthe (Château-Salins et Sarrebourg) et de deux cantons des Vosges (Saales et Schirmeck), soit un total de 1694 communes. Ce nouveau « Land » constitué n’aura pas d’autonomie interne comme les autres 25 « Länder » allemands, il sera directement administré par la Chancellerie d’Etat de Berlin. La population totale de l’Alsace-Lorraine est alors de 1.579.738 habitants.

L’article 2 du traité  prévoit que les Alsaciens-Lorrains auront la faculté d’opter pour la nationalité française.

Le 10 décembre 1871, les deux pays signent une convention additionnelle qui précise dans son article 1er :

« Pour les individus originaires des territoires cédés qui résident hors d’Europe, le terme fixé par l’article 2 du traité de paix pour l’option entre la nationalité française ou la nationalité allemande est étendues jusqu’au premier octobre 1873. L’option en faveur de la nationalité française résultera, pour ceux des individus qui résident hors d’Allemagne, d’une déclaration faite soit aux maires de leur domicile en France, soit dans une chancellerie diplomatique ou consulaire française, ou de leur immatriculation dans une de ces chancelleries. »

L’option pour ou contre la nationalité française fût un déchirement dans de nombreuses familles.

Pour mon oncle Jean, beaucoup d’optants étaient mariés à des non alsaciennes. C’est vrai en ce qui concerne Louis Ignace Fimbel mon arrière-grand-père marié à une femme du Sud, il opte pour la nationalité française en 1872 à Moulins.

C’est le cas aussi de l’arrière-grand-père, Louis Scherer, qui opte pour la nationalité française alors qu’il réside en Algérie toujours en 1872.

En savoir plus :

http://www.optants.fr/OPT.htm

http://www.geneafrance.org/rubrique.php?page=optants

L’auberge de l’Ange

 

Wissembourg le Schlupf

Wissembourg le Schlumpf. Photo : ADT67/ C. Fleith

 

Loué soit internet ! En 2006 je commençai mes recherches en tapant « Scherer Wissembourg » et « Auberge de l’Ange »sur google.

Je trouvai un Restaurant de l’Ange et une dame charmante me confirma au téléphone que l’établissement avait longtemps appartenu à la famille Scherer. Elle me donna les coordonnées d’une personne spécialiste de l’histoire de la ville qui m’annonça que la ville de Wissembourg avait édité un recueil d’écrits datant de 1789 à l’occasion du bicentenaire de la révolution, recueil qui contenait le journal de mon aïeul Scherer. Je le commandai immédiatement.

Je trouvai aussi une fiche de l’inventaire du patrimoine du Bas Rhin concernant l’auberge de l’Ange et son acquisition par Jean Christophe Scherer après 1753. Je n’ai pas eu l’autorisation de  reproduire la photo de cette maison ( ni des autres maisons SCHERER d’ailleurs)  mais les propriétaires de l’auberge m’en ont gentiment envoyé une que voici :

Restaurant de l'Ange Wissembourg

Restaurant de l’Ange Wissembourg. Photo : Ludwig

 

Nous y sommes allés et c’est délicieux. Avis aux amateurs !

Apparemment, cordonnier, Jean-Christophe SCHERER avait déjà acheté une maison à l’angle de la rue des cordonniers et de la rue marché aux poissons vers 1740 puis la maison mitoyenne en 1792.

Trois maisons achetées en quelques décennies: les affaires marchent bien pour les SCHERER !

A cette époque, Geneanet me donne des tas d’informations sur la famille Scherer mais je ne sais pas comment les relier à la mienne.  J’attends l’arrivée du livre SCHERER par la poste.