FIMBEL : La carte d’oncle J

Pour commencer la généalogie Fimbel j’interroge mon oncle qui m’envoie par la poste une carte où il a inscrit ses ascendants.
L’oncle me dit que les premiers Fimbel venaient de Suisse, du Valais, que leur village a brûlé, il ne se souvient pas de son nom.

Eléments de départ. Fimbel.

Eléments de départ. Fimbel.

Ils se sont ensuite installés à Fessenheim puis à Hattstat en Alsace.

Je prends contact avec le centre des familles CDHF du Bas Rhin, (malheureusement fermé depuis juillet 2015). Il y a un certain nombre de Fimbel dans leur base et je commence à construire l’arbre généalogique à partir de ces deux sources.
La théorie de l’oncle est qu’un soldat de la guerre trente ans a fait souche en Alsace. Cela signifierait qu’il s’y est établi après 1648 ou bien, ce qui est aussi possible, que les FIMBEL ( lire aussi Fümpel) ont répondu à l’appel de Louis XIV à repeupler l’Alsace après la guerre de Trente ans et font partie des nombreux suisses qui ont quitté leur pays pour s’y installer. La frontière n’était pas loin, la langue commune ou presque, l’intégration en était sans doute facilitée.

D’où venait donc Hans Georg Pfimbel le premier ancêtre ? Etait-il militaire?

Par le CDHF j’apprends que :
1) «  Le registre paroissial des décès nous fait part, que le 22 mars 1713 est décédé à Blodelsheim, Frantz FIMBEL, vétéran soldat dragon sous Monsieur RENIAC de Breisach. »

2) Un autre cahier recensant les Alsaciens du régiment de cavalerie Helmstadt-Rosen-Wurtemberg montre qu’un Frantz Joseph Fimbel de Fessenheim s’enrôle en 1733 dans le régiment Rosen compagnie du chevalier de Rosen. Et les tables de naissance mentionnent effectivement un François Joseph né en 1710, fils de Hans Georg.

3) Le 4 mai de l’an 1700, le veuf Michel FIMBEL épousa en l’église paroissiale de Fessenheim la célibataire Marie MANN, issue d’une très ancienne famille d’Oberhergheim. Le curé a mentionné dans cet acte de mariage que l’époux venait « d’Eschetswiler » (Eschentzwiller). Michel FIMBEL (FÜMPEL) habitait depuis quelques années déjà Fessenheim puisque deux de ses enfants furent baptisés en ce lieu : Marie-Gertrude en 1688 et Catherine en 1690. Il avait épousé en premières noces dans l’église Saints Pierre et Paul d’Eschentzwiller, en 1684, Jeanne-Françoise RIZART originaire de Bremgarten dans le canton d’Argovie. Leur premier enfant vit le jour à Eschentzwiller et fut baptisé sous les prénoms de François Léon.
Bremgarten est-elle la ville d’origine des Fimbel ? En général les liens entre familles et villages restaient vifs. C’est une hypothèse à prendre en compte mais Bremgarten n’est pas en Valais mais dans le canton d’Argovie.
Quel est le lien entre Michel et Hans Georg ? Peut être cousins car un Francois Léon Rizart est parrain de son fils Georges Léon.

En 2015, une deuxième note du CDH m’apprend que deux frères de Hans: Quirin et Lorentz sont désignés comme tuteurs des huit enfants que Hans Georg a eu avec Anna Maria VONESCH(er) après le décès de celle-ci en 1700 ( en fait selon les archives il y en a deux autres morts en bas âge). Cela n’empêche pas l’ancêtre de reconvoler la même année avec Madeleine SUGER dont il aura neuf enfants: record toute catégorie battu : 19 enfants. Pas étonnant qu’il y ait une multitude de Fimbels de par le monde.

Il est donc probable que l’hypothèse de l’oncle soit correcte à une génération près :

Frantz vétéran décédé en 1713 aurait donc eu pour fils
– Hans Georg
– Quirin
– Lorentz
À vérifier……

4° Enfin, mon aieul Ignatius Franciscus (1722- 1799) est connu comme militaire et vétéran sur les actes de mariage de son fils et sur son acte de décès.
J’ai revérifié mes données en 2015 il y a quelques erreurs (mais ce que j’avais trouvé tient la route) et je tombe par hasard sur l’acte de décès d’Anne Marie Fimbel fille illégitime de Maria Louisa la soeur de mon arrière-grand-père. Le déclarant , Sebastian Abtey, se dit oncle de la décédée. J’en déduis donc que Maria Louisa a eu une histoire avec un Abtey sans savoir lequel.
Geneanet m’apprend que Marie Louise finira par épouser Frantz Nicolas Abtey, 6 ans plus tard en 1872. Ils auront six autres enfants et resteront en Alsace.
Dans la famille de l’arrière grand-père, les hommes ont quitté l’Alsace au moment du conflit avec l’Allemagne en 1870 et opté pour la nationalité française alors que les femmes sont restées en Alsace avec leur époux devenant ipso facto allemandes jusqu’en 1918. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les frères Fimbel semblent avoir gardé peu de relations avec leurs soeurs.
L’oncle me parle d’un carnet noir qu’il conserve précieusement dans un coffre. Il contient semble-t-il la mémoire de la famille ( à suivre…)

Les Scherer première impression, Louis Scherer (1840-1908)

Mon père me parla de son grand-père, Louis SCHERER (Wissembourg 1840- Saint Maur les Fossés 1908) et de sa grand-mère, Thérèse TAVES (1844-1926), originaire de Beaucaire qui lui racontait des histoires en provençal quand il était petit.

Papa semblait avoir une affection particulière pour son grand-père qu’il n’avait pourtant jamais connu : il est mort en 1908, papa est né en 1916. Toute sa vie il a rêvé d’avoir la montre en or gravée aux initiales LS détenue par sa soeur qui l’avait laissé traîner dans un tiroir mais son souhait ne fût jamais exaucé.

Louis était X-Pont (promo 1859), ingénieur en chef responsable de la réalisation de chemins de fer dans l’Est algérien, officier de la Légion d’honneur. C’est à Constantine qu’il rencontra sa femme Thérèse, une modiste, et l’épousa en 1879.

Papa s’inscrit donc dans une lignée d’ingénieurs, ingénieur lui même, fils d’ingénieur des mines, petit-fils de polytechnicien.

Sur la fiche d’entrée à l’X de Louis Scherer on peut lire : Cheveux châtain clair – Front haut – Nez aquilin – Yeux bleus – Bouche ordinaire – Menton large – Visage ovale – Taille 175 – Signes p: lentille au menton –

Voici la photographie de Louis.

Jacques Georges Louis SCHERER (1840-1908)

Jacques Georges Louis SCHERER (1840-1908)

Je lui trouve peu de ressemblance avec mon père, davantage avec Gilbert mon oncle, peut être est-ce du à l’implantation de la racine des cheveux.

Je note au passage que Jacques Louis Emile, mon père, avait quasiment le même prénom que son grand-père Jacques Georges « Louis ». (Le « Emile » de papa est le prénom du seul et unique frère de ma grand-mère, décédé à 20 ans le 10 janvier 1916, six mois avant sa naissance.)

Papa me parla aussi de tante Margot, une cousine germaine de son père qui avait épousé un aviateur, René Jost. Devenue veuve, elle s’était remariée avec Gaston Velten, un diplomate. Je me souviens effectivement d’elle, une vieille dame qui me faisait un peu peur et qui piquait quand je l’embrassait, enfant. Elle venait nous rendre visite accompagnée de Louise Divin et d’Elisabeth Goldschoen d’autres cousines germaines de mon grand-père dont j’ai un souvenir plus vague.

Il mentionna aussi que Jules, un cousin germain de Georges son père, avait épousé Alice une soeur de sa mère rencontrée le jour du mariage de ses parents.

Enfin il m’indiqua que Scherer signifie ciseleur ou coupeur, que ce nom est très commun en Alsace et qu’il y avait une maison SCHERER à Wissembourg.

C’est avec ces infos que je commençai mes recherches.